Citations

Quelques extraits de "L'enfant" publié en 1936

 

  

"Toucher à l’enfant, c’est toucher au point le plus sensible d’un tout qui a des racines dans le passé le plus lointain et qui se dirige vers l’infini de l’avenir. Toucher à l’enfant, c’est toucher au point délicat et vital où tout peut encore se décider, où tout peut encore se rénover, où tout est ardent de vie, où sont enfermés les secrets de l’âme, parce que c’est là que s’élabore la création de l’homme. Travailler consciemment pour l’enfant et aller jusqu’au bout dans l’intention prodigieuse de le sauver, équivaudrait à conquérir le secret de l’humanité, comme furent conquis déjà tant de secrets de la nature extérieure."

 

 

"L’enfant qui naît n’entre pas dans une ambiance naturelle : il entre dans la civilisation où se développe la vie des hommes. C’est une ambiance fabriquée en marge de la nature, dans la fièvre de faciliter la vie de l’homme et son adaptation.

 Mais quelle Providence la civilisation a-t-elle suscitée pour aider le nouveau-né, pour aider l’homme qui accomplit ce suprême effort de passer, par la naissance, d’une vie à une autre ?

 Ce passage devrait être l’objet d’un traitement scientifique en faveur de l’enfant nouveau-né. A aucune autre époque de son existence, l’homme ne rencontre une pareille occasion de luttes et de contrastes et, par conséquent, de souffrances."

 

  

"Quand l’humanité aura acquis une pleine compréhension de l’enfant, elle trouvera pour lui des soins plus perfectionnés."

 

 

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